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Canaux

Canal Albert - Canal Bruxelles-Charleroi - Canal du Centre - Canal Nimy-Blaton - Canal Blaton-Ath - Canal Mons-Condé - Canal Pommeroeul-Antoing - Canal de l'Espierres - Canal de Turnhout - Canal de Campine - Canal Albert - Canal Bruges-Gand - Canal de Gand - Canal de Willebroeck - Canal de Louvain

Canal Albert

Il est long de 129 km et relie l'Escaut à la Meuse entre Anvers et Liège.  Le canal Albert présente entre Liège et Anvers une dénivellation de 60 m, qui est compensée par 6 écluses rattrapant chacune une différence de 10 m.  Tout comme l'eau des rivières, celle des canaux aboutit finalement à la mer.  Chaque éclusage provoque dans les canaux une perte d'eau.  Comme cette eau passe à chaque éclusage dans le bief inférieur, les canaux doivent constamment être alimentés en eau fraîche. Le Canal Albert puis son eau dans la Meuse.
Le Canal Albert fut inauguré lors de l'exposition de 1939. Ce Canal fit de Liège un port de mer en la reliant à Anvers et à la mer du Nord.
Conçu par l'architecte Joseph Moutschen, le monument qui marque l'entrée du Canal Albert comprend une tour de 42 mètres terminée par un phare, contre laquelle s'adosse une statue du Roi Albert 1er, oeuvre du sculpteur Louis Dupont. Au bout de la langue de terre qui se situe entre le Canal et la , la ville a aménagé un jardin (Esplanade du roi Albert) auquel on accède par un escalier monumentale. Plus loin, cette bande de terre forme l'île Monsin qui abrite le port autonome de Liège.
Le 30 juillet 1939, le canal Albert est officiellement ouvert à la navigation. De bout en bout. Après 9 années de travaux où les techniques les plus modernes vinrent à bout de l'immensité de l'effort consenti. C'est là, la concrétisation tant attendue d'un rêve vieux de quatre cents ans : celui de relier directement la Meuse à l'Escaut.

Car le canal Albert n'est en fait que l'épilogue d'une succession de projets entamés, rarement achevés, souvent oubliés, remplacés par d'autres et d'autres encore.... C'est une histoire où s'opposent les intérêts économiques des nations dominantes en Europe, rythmée par les incessants changements de frontière et de culture.

Canal Anvers-Turhout

Canal Blaton-Ath

Le canal, long de 22,6 km, relie Blaton, sur le canal Nimy-Blaton-Péronnes, à Ath où il rejoint la Dendre après avoir franchi un bief de partage.
À son origine, la cote altimétrique est de 33 mètres. Le parcours s'élève ensuite jusqu'à la cote 60,39 en passant par 10 écluses. On atteint ainsi le bief de partage qui s'étend de Stambruges à Belœil sur 10,9 km. Ensuite, on entame la descente vers la Dendre au travers de 11 écluses pour atteindre la cote 28,65.
Durant tout ce parcours, 21 écluses doivent être franchies, dont certaines sont très rapprochées. La distance minimum se trouve entre l'écluse de Blaton 5 et celle de Blaton 6, soit 257 m.

Canal Bossut-Courtrai

Après une brève période de rattachement avec les Pays-Bas (1815-1830), la Belgique acquiert l'indépendance. La révolution industrielle permet un développement accéléré des infrastructures : la construction des premières voies ferrées et du canal Bossut-Courtrai doit assurer le transport des matières premières

Canal de Bruges-Sluis

Canal de Bruges-Zeebrugge

Canal Bruxelles-Charleroi

Entre 1827 et 2002, le gabarit du canal Charleroi-Bruxelles est passé successivement de 70 t à 300 t, puis à 600 t et enfin à 1 350 t. Sur son cours, deux grands ouvrages d'art, le plan incliné de Ronquières et l'écluse d'Ittre.

Canal Bruxelles-Escaut

Bruxelles dispose d'un port depuis le Moyen-Age, mais la ville a dû attendre longtemps pour pouvoir disposer d'une bonne liaison directe avec l'Escaut et la mer du Nord. Étant donné que la capricieuse Senne n'était pas adaptée et que les Bruxellois en avaient assez de payer des péages coûteux à la ville de Malines, les travaux de creusement du Canal de Willebroek furent entamés vers 1550. Ce canal était parallèle à la Senne et se jetait dans le Rupel à hauteur de Boom. Bruxelles était directement reliée à Anvers par voie d'eau.

A la fin du 19e siècle déjà, les docks du vieux centre de Bruxelles s'avérèrent trop petits pour les nouvelles générations de bateaux. Le port fut agrandi jusqu'en dehors du centre de la ville grâce aux docks Beco et Vergote, et vers 1930, les travaux d'aménagement d'un avant-port débutèrent sur le territoire de Schaarbeek. Construite en 1997, l'écluse de mer de Wintam offre une liaison directe avec l'Escaut. Depuis, le canal s'appelle " Canal maritime de Bruxelles à l'Escaut " et permet aux bateaux jaugeant jusqu'à 4500 tonnes de naviguer jusqu'à l'avant-port de Bruxelles : Bruxelles dispose donc ainsi d'un port de mer. La majorité des marchandises qui y sont négociées sont destinées au marché de Bruxelles et aux industries de la capitale. Il s'agit surtout de matériaux de construction et de produits pétroliers, mais également de produits agricoles, de denrées alimentaires et de produits de la métallurgie. En 2001 le Port a inauguré un pont à conteneurs ultra moderne.

Le canal moderne est un véritable axe industriel. De Vilvoorde à Willebroek en passant par Zemst, les entreprises sont partout présentes. Le canal constitue actuellement une artère importante et indispensable pour le transport des marchandises.

Canal de la Campine

Canal du Centre

Canal de l'Espierre

Le canal de l'Espierre a été construit de 1840 à 1843 pour servir jusqu'à l'Escaut, de prolongement au Canal de Roubaix ( France ), alors en projet.

La jonction de la Deule à l'Escaut par ces deux voies d'eau devait mettre en communication directe Roubaix, Tourcoing, Lille, et par les affluents tout l'ensemble des départements les plus peuplés et les plus industriels de France, avec les houillères et les marchés de la Belgique jusqu'à Anvers.

La concession des travaux à effectuer fut accordée le 14 novembre 1839 à M. Messen qui était déjà adjudicataire de ceux concernant le canal de Roubaix, mais tandis que le section belge s'ouvrait au trafic quatre années plus tard, la section française, dont l'ouverture était la condition vitale et indispensable du succès du canal belge, restait abandonnée; on se contenta d'exécuter le bief qui reliait Roubaix à la frontière.

Canal Gand-Bruges

Canal Gand-Terneuzen

Canal de Lanaye

Canal de Lissewege

Petit canal pittoresque, aux rives fleuries en été.  C'est une ancienne artère commerciale entre Lissewege et Bruges.

Canal Louvain-Dyle

Le canal de Louvain à la Dyle raconte sa propre histoire ! Une histoire de plus de 250 ans. Il nous invite à partir à la découverte d'un passé industriel et à visiter ces perles que sont Louvain et Malines.

Depuis la fin du Moyen-Age, le duché du Brabant a connu une activité commerciale importante et les centres historiques de Louvain et Malines reflètent la richesse de la vie urbaine de l'époque. Louvain était une véritable fourmilière, où étaient exercés de nombreux métiers artisanaux. Beaucoup de produits, de marchandises et naturellement des denrées alimentaires devaient donc être acheminés vers ces villes et vice versa. A l'origine, le transport au départ et à destination de Louvain se faisait surtout sur la Dyle, mais pour Louvain, la capacité ainsi offerte devint rapidement insuffisante, en dépit des adaptations apportées aux voies navigables existantes. La Dyle était et reste une rivière capricieuse, sur laquelle il est difficile de naviguer. L'idée de creuser un canal qui permettrait de rejoindre Louvain fit lentement son chemin.

Les premiers plans ont plus de 300 ans, mas ce n'est qu'en 1750 que débutèrent les terrassements. Le premier bateau atteignit Louvain en 1753. Le canal de Louvain à la Dyle fait ainsi partie des plus anciens canaux du pays. Après ses premières maladies d'enfance, le canal devint parfaitement navigable et Louvain put bénéficier pleinement des avantages qu'offrait cette voie. Les environs du Vaartkom se développèrent pour devenir un quartier florissant, qui ne tarda pas à accueillir de nombreuses maisons de commerce et des magasins.

Avec le temps, le canal est devenu de moins en moins rentable. Sa faible profondeur ne permettait pas le passage de bateaux suffisamment grands et la concurrence des chemins de fer et du transport routier devenait trop forte. Un changement est toutefois intervenu en 1986. Le canal est à nouveau entretenu et l'infrastructure, mise à niveau. Le canal pourrait avoir un avenir si les entreprises installées sur ses rives se tournaient à nouveau vers la navigation fluviale et participaient ainsi à résoudre le problème de l'encombrement de notre réseau routier.

Le riche patrimoine industriel présent sur le canal et ses rives témoigne des activités économiques intenses, de l'inventivité technique et de la volonté de rénovation architecturale des générations qui nous ont précédés. On remarquera non seulement les nombreux bâtiments industriels et leurs installations parfois très intéressantes, mais également les écluses, les ponts et autres ouvrages d'art destinés à l'exploitation du cours d'eau. Le Canal de Louvain à la Dyle est sans doute surtout connu comme le " canal de la bière ". Il est logique que des brasseries et des malteries s'installent au bord d'un cours d'eau navigable, car elles ont besoin de nombreuses matières premières qui peuvent être acheminées par bateau à moindre coût. Il en va de même pour les anciens moulins à farine, entrepôts, manufactures de tabac, moulins à grains et à huile, pour l'usine à gaz et l'ancienne conserverie Marie Thumas, que l'on découvrira au fil d'une balade sur le canal.

Le Canal de Louvain à la Dyle part du Vaartkom à Louvain et s'en va vers Malines. Il se termine à hauteur du Zennegat, un peu plus loin que Malines. Long de 30 km, il compte 5 écluses situées à Tildonk, Kampenhout, Boortmeerbeek, Battel et à hauteur du Zennegat. Pendant un temps, il coule parallèlement à la Dyle, pour s'en écarter ensuite et s'y jeter finalement à hauteur du Zennegat. Le Zennegat est l'endroit où la Dyle, la Senne et le canal de Louvain à la Dyle se rejoignent. Environ 1 km plus loin, Dyle et Nèthe confluent pour former le Rupel, qui est relié à l'Escaut maritime.

Une journée passée sur le Canal ou sur ses rives est une promesse de détente. Une piste cyclable longe tout le tracé du canal et il est possible de combiner balades en bateau, cyclotourisme et promenades en ville. Les transports publics (bus et trains) permettent de rejoindre très aisément les bords du canal, étant donné que les points d'amarrage des bateaux de croisière sont situés à proximité directe des gares ferroviaires de Louvain et Malines, des arrêts de bus de la société " de Lijn " (y compris à Kampenhout) et des curiosités ou attractions proposées.

C'est la raison pour laquelle nous vous offrons en juillet et août des formules qui combinent balade en bateau avec guide et visite du musée historique de Malines ou Louvain ou d'un domaine (comme le parc animalier de Planckendael). Le voyage aller ou retour s'effectue en bus, train ou vélo.

Les formules ont été conçues de façon à ce que pour chaque balade en bateau entre Malines et Louvain, vous puissiez décider à quelles activités vous désirez prendre part.
Vous ne souhaitez pas prendre le bus prévu pour le voyage aller de Louvain vers Malines (ou vice versa) et préférez faire ce trajet à vélo ou en train ? Pas de problème ! Vous aimeriez remplacer la visite guidée de la ville par un séjour libre ? C'est possible ! Vous avez envie de faire la balade en bateau dans l'après-midi et de rentrer ensuite chez vous en train ou en bus ? Cette solution a aussi été prévue ! Et n'oubliez pas que votre vélo peut toujours être chargé sur le bateau. Toutes les possibilités ont été prévues et vous sont offertes. Il vous suffit de faire votre choix !

Canal Louvain-Malines

Canal Louvain-Rupel

Canal Napoléon

En 1810, en plein blocus continental, Napoléon décida de relier le Canal d'Ostende-Bruges avec l'Escaut à Breskens.  De Bruges à Damme, on élargit et on canalisa l'ancien cours de la Reie; il fut prolongé jusqu'à Sluis en 1858.

Remarque : Il est agréable de longer le canal de Damme jusqu'à Bruges.  Départ au pont, à l'extrémité de la Kerkstraat; en suivant la berg ouest, du côté du moulin à vent De Schellemolen.  Le trajet mène jusqu'au Noorweegsekaai, à l'entrée de Bruges, et totalise, aller-retour, 8,5 km (durée de 2h45).

Canal Ostende-Bruges

Canal Passendale-Nieuport

Canal de Turnhout

Canal Willebroek

Il y a quelques siècles, la Senne permettait à la navigation de remonter son cours jusqu'à l' île St - Géry. Toutefois, l'ensablement, le tracé sinueux de son cours en amont, les nombreux deltas, diminuaient sa profondeur et rendaient la navigation fort difficile.
Il n'est donc pas étonnant que l'importance de la rivière comme moyen de communication était appelée à devenir complètement caduque. En effet, bien qu'en 1434, Philippe Le BON autorisa par octroi la canalisation de la Senne, les travaux se montrèrent rapidement insuffisants de sorte que l'idée de remplacer cette rivière par un canal se dessina. Dès 1477, Marie De BOURGOGNE décréta la construction du canal de Willebroek, reliant Bruxelles au Rupel ; les travaux de creusement commencèrent en 1551 et s'achevèrent en 1561.
Le 10 octobre 1561, on inaugura le canal en grande pompe et on célébra une messe dans l'Eglise St. Nicolas. Bruxelles avait désormais une liaison directe avec Anvers.On fit une brêche dans la deuxième enceinte au niveau de la porte du Rivage ( l'actuelle place de l' Yser ) pour permettre la navigation des bateaux jusqu'au centre de la ville.
C'est ainsi donc, qu'après avoir contribué à l'essor de la ville, la Senne allait, délaissée pour la navigation, être appelée à remplir une nouvelle fonction : devenir la principale voie d'évacuation des eaux de l'agglomération.
Le canal, centre de la ville
Au 19e siècle, le canal séparait la ville bourgeoise et commerçante, des faubourgs pauvres, industrieux et campagnards. C'était le coeur ouvrier de la ville. Il devient le sillon de développement industriel. En 1896, il y a 88% d'emplois manufacturiers dans la ville. Des petites et moyennes entreprises s'installent parmi les habitations privées servant essentiellement au marché local. Elles se lient à l'évolution de la ville, à son historique, à l'accessibilité qu'elle engendre. Les ponts permettent des liaisons entre les deux parties de la ville. Les quartiers se développent aux alentours du canal dont les habitants vivent dans des conditions assez précaires.
La vie économique
Certaines entreprises s'installent le long du canal. Peu importe l'agglomération et si une autre entreprise s'y situe, l'important pour elles, est de se trouver au bord du canal entre un amont et un aval pour la livraison et la distribution de la marchandise.
La plupart des entreprises situées le long du canal disparurent, à cause du tarissement des mines, de la concurrence de la voie ferrée et de l'évolution de l'économie mondiale qui déplacèrent les usines de production des pays industrialisés vers les pays en voie de développement. Certaines entreprises sont tout de même restées comme l'abattoir d'Anderlecht , les tankers pétroliers, les revendeurs de véhicules d'occasion.
Mouvement, immobilité
L ' image du port est symbolisée par l'opposition entre le mouvement et l'immobilisme. Les bateaux, les trains, les camions sont signes de mouvements. Les usines, les édifices sont signes d'immobilité.
Un port dans la ville
Situé entre la place Sainctelette et le pont de Vilvorde, le canal de Willebroek fait vivre un monde différent.On passe de la ville à l'univers du port; du canal de Charleroi au canal de Willebroek, il y a un changement d'échelle et de nature. L'un est du côté de la ville, l'autre vers la mer. Vers la ville, on se mélange à l'entreprise et au logement; vers la mer, cela donne naissance à un port maritime.